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L'Hippodrome scène nationale 
L'accueil est ouvert au public de septembre à juin : du mardi au samedi de 14h à 18h45 et jusqu'à 20h les soirs de spectacle Informations, réservations et location - Tél. 03 27 99 66 66 - info@hippodromedouai.com
Depuis février 2006, Gilbert Langlois, ancien directeur du Festival de Pierrefonds, dirige l'Hippodrome. Ouvert au soutien à la jeune création comme à des spectacles de référence, le projet actuel de l’Hippodrome privilégie le croisement des arts et repose sur une présence artistique forte sous-tendue par de vrais compagnonnages avec des artistes. Deux temps forts rythment la saison "Comm’un singulier" parcours à travers une dizaine de spectacles insolites en décembre et "Les 24 heures" une journée et une nuit de spectacles et de fête en juin. L’Hippodrome propose également un programme « hors les murs », déclinant spectacles, ateliers et rencontres avec les artistes accueillis.
Un peu d'histoire
Au cœur de la ville de Douai, L’Hippodrome se dresse depuis un siècle sur la place du Barlet. Mais incendies, contraintes techniques, enjeux artistiques ont entraîné de considérables modifications du bâtiment de 1904. C’est lors du démantèlement des murailles de la ville que la construction d’un hippodrome-théâtre est décidée par la municipalité. Celle-ci fait donc l’acquisition d’une charpente métallique dodécagonale provenant d’un « panorama de Rome » anciennement établi à Paris et se lance, en 1903, dans la construction d’un bâtiment colossal pour l’époque, initialement prévu pour 3 500 personnes.
|  | |  | | Concours pour la construction d'un hippodrome Arch. Jules Ledoux Arch.comm. Douai FA19 | | Cirque municipal, 1904-1906 Arch.comm.Douai,19Fi2472
| Original par sa forme, L’Hippodrome se fait également remarquer pour sa décoration classique, avec son fronton et ses colonnes. Un grand nombre de cirques en dur, organisés autour d’une piste ronde, ont ainsi été construits au XIXe siècle ; seuls sept d’entre eux existent encore aujourd’hui en France, dont la scène de Douai. L’Hippodrome constitue donc un véritable patrimoine architectural de renommée nationale.
L’inauguration du bâtiment pour les fêtes de Gayant 1904 l’inscrit de fait dans la lignée des lieux symboliques de la culture douaisienne. Jusqu’en 1914, L’Hippodrome se consacre principalement à sa vocation première mais le bâtiment est également le cadre de combats de coqs, de réunions syndicales, de remises de médailles, de tirages de loterie, de congrès etc.
Les deux guerres mondiales lui font subir d’importantes détériorations ; les reconstructions permettent cependant de le moderniser et d’améliorer le confort, l’éclairage et surtout l’acoustique de la salle. Ainsi le bâtiment abrite-t-il un nombre toujours plus grand de manifestations : combats de catch, bals populaires, spectacles de variété, ballets folkloriques…
À partir des années 1970, la vocation purement artistique de L’Hippodrome se renforce avec la création d’une association nommée « Maison de la culture sans murs », rebaptisée Centre d’Animation Culturelle de Douai en 1974. Le directeur Roland Poquet décide alors de tout mettre en œuvre pour obtenir la rénovation de L’Hippodrome. Les travaux débutent finalement en 1984 et se terminent en 1986. Les capacités techniques de la scène ayant été développées, ce lieu ouvre désormais de nombreuses perspectives au spectacle vivant. Le cinéma Paul-Desmarets, salle classée « art et essai et recherche », est également inauguré. L’Hippodrome peut ainsi poursuivre ses objectifs de la première heure : attirer de nouveaux publics, les former par l’intermédiaire de rencontres artistiques, de stages et d’initiation au théâtre et à la danse et favoriser l’activité créatrice régionale. Ses succès lui valent le statut de scène nationale en 1992.
De 1996 à 2006 c’est Marie-Agnès Sevestre qui dirige L’Hippodrome. La création du festival Les Météores, en 1997, ancre profondément la scène nationale dans le milieu de la francophonie. Par ailleurs, de septembre 2004 à décembre 2005, L’Hippodrome connaît une nouvelle phase de travaux et une salle de spectacle de 140 places (la salle André-Obey) est créée dans un bâtiment mitoyen.  |  | | la salle Obey | la façade de la salle Obey | | | | .JPG) | .JPG) | | la salle Malraux | le hall d'accueil |
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