|
|
|
|
|
Douai, ville flamande
L'art flamand connaît des débuts magnifiques au XIVe siècle (floraison de peintres, de sculptures...).
Les artistes du Nord vont en Italie pendant la période de la Renaissance (Jan Van Scorel, Frans Floris, Jean de Bologne...). Douai connaît au Moyen Âge une prospérité économique alliée à un souci de création artistique.
 Certains monuments l'attestent encore aujourd'hui : l’église Notre-Dame, les portes, le beffroi.
Le beffroi.
 Le reste de la ville est une cité médiévale avec des rues étroites, des maisons basses (en torchis) et à pignons pointus. Quelques beaux hôtels particuliers de la Renaissance se mélangent à ces habitations plus modestes : par exemple, l'hôtel de La Tramerie, construit en 1649, reste un témoin du baroque flamand, notamment avec encadrement à ressauts de ses fenêtres géminées. Son soubassement est en grès et sa toiture en ardoise, privilèges des demeures cossues.
L'hôtel de La Tramerie.
Il reste un exemple de maisons à pans de bois, héritées du Moyen Âge, à l'angle de la rue des Huit-Prêtres et de la rue du Clocher-Saint-Pierre. L'étage et la toiture y sont en surplomb par rapport au rez-de-chaussée et la façade présente un pignon triangulaire. Le grès, la pierre blanche et la brique se généralisent. Les toitures en tuiles se répandent. C'est surtout leur forme qui est caractéristique. En effet, pour les plus anciennes, le faîtage du toit est perpendiculaire à la rue. Les toitures sont séparées entre elles par un chéneau qui reçoit la pluie, rendant les constructions vulnérables aux dégâts des eaux et aux incendies. Un nouveau type de couverture parallèle à la rue, à forte pente et avec de solides cloisons mitoyennes formant " coupe-feu ", apparaît dans les quartiers plus récents et, au XVIIIe siècle, s'étend à toute la ville. La plus ancienne maison de Douai, située à l'angle des Huit-Prêtres et de la rue du Clocher-Saint Pierre.
|
|